une petite critique technique du film passé au banc d'essai
Twilight : fascinationmars 20, 2009 par Moz
Classé sous Bancs d'Essais, Tests Blu-Ray
Isabella a 17 ans et déménage avec son père policier dans la ville perdue de Forks (état de Washington). Là, elle y fera la rencontre d’un jeune élève mystérieux qui semble particulièrement repoussé par sa présence. Son nom est Edward Cullen et il vit avec ses frères et soeurs reclu dans une somptueuse maison en pleine forêt…
Une jeune adolescente qui tombe amoureuse d’un beau vampire séducteur et végétarien. Quel pitch !
Et pourtant cela fonctionne assez bien car l’action reste limitée et le côté sanguinolent passablement mis de côté.
La jeunesse se retrouvera forcément dans ce portrait sensible des premiers émois et de la différence. On appréciera les clins d’oeil savoureux aux clichés types de l’Amérique profonde comme cette partie de base-ball sur fond d’orage, les repas typique, le végétarisme comme doctrine…
Et quand on sait que le végétarisme était premièrement appelé abstinence, la cohérence du propos n’en est que plus affirmée, non ?
On attend les suites, car Twilight est prévu sous forme de trilogie…
TWILIGHT : FASCINATIONVideo : ★★★★★
Audio : ★★★★★
Bonus : ★★★½☆
Verdict : ★★★★½
videoVoici une image somptueusement retranscrite sur support Blu-ray.
L’impression qui se dégage du film est étonnante, savant alliage de critères nuancés.
La définition est parfaite en tout instant.
Les cadrages serrés illuminent les visages chargés de textures délicates et précises.
Certains gros plans sont absolument époustouflants de précision et de richesse.
Les seconds ou arrières plans dégagent une sensation de plénitude absolue, c’est précis à souhaits et la profondeur de champs s’y exprime avec une liberté sans limite.
Aucun plan ne peut être pris à défaut, à part peut-être une ou deux focales longues qui se sentent ici ou là.
Le contraste est remarquable, certainement le plus beau point du pressage.
Il délivre une qualité et une ampleur de retranscription sur les blancs qui étonne.
La richesse et la délicatesse de l’échelle de gris ici utilisée à son plein potentiel permet d’obtenir un rendu sur les visages blafards et émaciés des protagonistes qui relève du coup de force.
Regardez les visages filmés en gros plans et admirez les nuances de restitution !
Les noirs sont également très bons, denses et parfaitement révélateurs pour donner du volume à l’ensemble.
On se retrouve donc avec un effet 3D remarquable même si sachant parfaitement conserver le côté très cinéma de la captation.
La colorimétrie fait bien sûr dans l’exagération “inverse” en ne proposant que peu de couleurs.
Les teints y sont très désaturés, avec une forte dominante bleutée et froide qui permet aux vampires d’y retrouver une apparence un peu désuette mais parfaitement adaptée.
Les tonalités sont plus amples sur les extérieurs en forêts, on y découvre une nature luxuriante et bien saturée sur les verts.
L’ensemble est très élégant et affiche une remarquable tenue dans les petites nuances.
Le léger grain de pellicule qui accompagne l’ensemble apporte un charme fou au film, on se retrouve avec une image délicatement argentique, mais ultra précise, contrastée et détaillée.
L’intégration des effets spéciaux est spécialement réussie.
On ne sent pas de radoucissement sur l’image et ces derniers passent vraiment très bien.
La fluidité est optimale, les scènes passées au ralenti sont bluffantes de précision.
Le master est immaculé et superbement encodé.
Pas une tâche, griffure ou défaut à noter.
Enorme travail de préparation, le résultat est très à la hauteur !
audioCe pressage Canadien diffère de la version US par la présence d’une piste française et de sous-titres également.
Cette dernière version n’affiche pas d’accent particulier et saura convaincre les anglophobes malgré une concordance quelque peu aléatoire avec les lèvres des interprètes.
Le bloc frontal affiche la couleur (mettez du volume), avec une remarquable fidélité de retranscription et une excellente séparation des canaux affichée.
Les effets stéréo sont bien appuyés et les utilisations de hors-champs y fonctionnent à merveille.
On sent une belle profondeur et différenciation de plans dans la reproduction musicale.
Les instruments s’étagent dans l’espace et ne se recouvrent jamais.
La voie centrale en VO affiche une limpidité remarquable et l’intelligibilité ressort avec beaucoup de véracité. Le positionnement dans l’espace y est parfait et la richesse des ambiances enrichit passablement l’expérience frontale.
Le doublage québécois gomme beaucoup des ambiances justement et propose des tonalités pas très bien adaptées, les voix y sont trop jeunes et niaises alors que la VO affiche plus de maturité.
Les effets arrières sont présents par moments et toujours très bien intégrés.
On ressent sur les passages musicaux, des ambiances fines et des mises en espaces parfaitement réussies.
Les effet de type EX sont plus rares, le côté immersif du mixage étant plus utilisé.
Malgré tout certaines scènes laissent entendre quelques mouvements arrières plus ponctuels, avec un bel apairage des enceintes.
Les effets se diffusent avec délice et le multicanal bat alors son plein avec des très belles exploitations aériennes.
La section des graves fonctionne également avec force et impact.
Les infra sont assez présentes mais jamais débordantes.
Elles délivrent leurs messages avec puissance et rapidité, impactant quelques scènes par leur rondeur surpuissante.
Le reste du registre est délicat et extrêmement bien balancé.
Ce registre est très performant et affiche beaucoup de nuances.
La dynamique sait surprendre quand il le faut, elle est riche et explosive.
La très bonne tenue en puissance du mixage vous permettra de “lâcher” quelques watts sans vous soucier d’une éventuelle agressivité d’un registre.
C’est peut-être moins sympathique pour ceux qui ont des voisins par contre !
Excellent mixage.
bonusAu menu de ce disque:
* Commentaire audio
* Clip vidéo
* Documentaire et making-of (HD)
* Scènes supplémentaires et étendues
verdictUn peu eau de rose par ci par là, ce premier épisode laisse augurer du meilleur pour la suite. On se laisse prendre au jeu de la mise en place relativement lente, des images bien amenées et du côté “midinette” de l’ensemble.
Sans renouveler totalement le genre, ce film de vampire apporte au moins autre chose que de simples bastons et de l’hémoglobine…

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