LA SAGA TWILIGHT : RÉVÉLATION — PARTIE 1 : Des messages douteuxIsabelle Hontebeyrie
MONTRÉAL – Difficile de croire que des millions de jeunes filles goberont ce volet rétrograde de l’histoire des vampires concoctée par Stephenie Meyer, La saga Twilight : Révélation — Partie 1.
Que ce soit clair : je ne suis pas une admiratrice de la saga Twilight (ni de « Harry Potter » d’ailleurs, bien que j’aie trouvé le dernier volet particulièrement réussi), car j’ai du mal à comprendre (outre les impératifs financiers de la chose) la raison d’être cinématographique de ces longs métrages.
Quoi qu'il en soit, je ne suis jamais réfractaire à une bonne histoire de vampires. J’ai encore en mémoire l’excellent Dracula de Coppola et le non moins fascinant Entretien avec un vampire avec Tom Cruise, Brad Pitt et une Kirsten Dunst enfant absolument brillante. Mais j’ai un problème quand vampires et loups-garous ne sont qu’un prétexte pour passer un message que n’auraient pas renié les défenseurs assidus de la morale victorienne.
De voir Bella Swan (Kristen Stewart) en adolescente tout juste majeure qui ne rêve que d’épouser son bel Edward (Robert Pattinson), de la voir tremblante de peur à l’idée de perdre sa virginité et bleuie de coups après la nuit de noces... c’est un peu trop pour mes quelques gênes féministes.
Et quand on arrive à la décision de la jeune mariée de garder son bébé malgré les conséquences mortelles, je jette l’éponge. Si les trois volets précédents ne m’avaient pas choquée, juste ennuyée, celui-ci m’a outrée tant les messages sont arriérés.
Outre ces énormes défauts, La saga Twilight : Révélation — Partie 1 n’est pas le meilleur de la série, loin de là. Je comprends parfaitement le désir des producteurs (dont Stephenie Meyer fait désormais partie) de maximiser la rentabilité de l’adaptation du dernier roman. Mais il faut quand même avouer qu’il ne se passe pas grand-chose pendant 117 minutes, même si le cinéaste Bill Condon réussit le tour de force de ne pas nous ennuyer, au contraire de ses prédécesseurs.
Le long métrage débute par le mariage, se poursuit avec la lune de miel, continue avec la grossesse hautement risquée et se termine en deux temps, tout d’abord avec les yeux rouges de Bella, signalant sa transformation en vampire, et ensuite avec l’intérêt des Volturi (une scène beaucoup trop rapide, dommage) pour la petite Renesmée.
La trame sonore est beaucoup trop présente (trois chansons différentes pour le mariage, ça finit par tomber sur le cœur) et on a l’impression que Bill Condon se sert de la musique pour pallier le vide béant du scénario. Le choix des chansons a beau être intéressant, celles-ci sont mal amenées et parfois même trop subitement coupées.
Je passe sous silence le jeu des acteurs, personne n’allant voir Twilight pour s’extasier devant les qualités professionnelles de la distribution. On note quand même que Robert Pattinson est un peu plus exubérant dans ce volet et que la prestation de Taylor Lautner (mais peut-être que je ne suis pas encore remise de l’abominable Enlèvement) est de pire en pire.
Après les pots, terminons avec les fleurs... enfin LA fleur : la grossesse de Bella. S’il y a bien des moments réussis, ce sont ceux-là. Kristen Stewart est tellement émaciée qu’on a demandé à l’actrice si elle avait vraiment perdu autant de poids. Eh bien non, pas du tout.
Bill Condon a expliqué que l’extrême maigreur de la jeune femme avait été rendue au moyen de maquillage et d’ajouts de CGI (animations par ordinateur). L’effet est tellement réaliste et saisissant que les équipes responsables mériteraient un prix (vous remarquerez que je m’abstiens de prononcer le mot « Oscar »).
canoe.ca
l'autre coincée bourrée d'à prioris mouarf
c'est comme tous ceux qui écrivent que le film est pro life parce que bella n'avorte pas. beh dans l'excellent "Haut les coeurs" avec karine viard, elle n'avorte pas non plus alors que sa grossesse met sa vie en péril et personne n'a rien eu à redire (le film a récolté à l'époque moult césars)
le summum reste quand même une critique que j'ai lu où son "auteur" s'offusquait que bella et edward aient fait l'amour sans préservatif. looooooooooooooool
doit pas y'en avoir beaucoup de jeunes mariés à user de préservatif lors de leur nuit de noces. qu'est ce qu'ils iraient pas raconter comme connerie pour dézinguer le film