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 [Cosmopolis] Revue de presse

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Jel
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 1:03

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Elsa1
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 5:39

Don DeLillo, un entretien avec Slate: avec Cosmopolis, «mes mots ont pris une autre vie»

Son 13e roman a été adapté par David Cronenberg.

Sans hésiter un des plus grands écrivains vivants, couvert de récompenses pour ses romans depuis la fin des années 70, l’écrivain Don DeLillo a conquis une immense célébrité à partir de la parution d’Outremonde[1] en 1977. Son œuvre est sans doute celle qui prend le complètement en charge une réalité contemporaine qui est d’abord celle de son pays, les Etats-Unis, mais aussi l’état du développement, du déséquilibre, des imaginaires et des désespoirs de l’Occident.

Cinéphile érudit, DeLillo a depuis toujours installé le rapport au cinéma au cœur de ses romans, depuis Americana, son premier livre (1971), histoire d’un homme qui abandonne son travail dans la pub télé pour réaliser un film. Ce rapport au cinéma travaille son œuvre de l’intérieur, sans nécessairement renvoyer à des films ou à des réalisateurs existants: c’est bien d’une intelligence cinématographique du monde prise en charge par la littérature qu’il s’agit surtout.

Assez logiquement, les livres de DeLillo ont fait l’objet de multiples projets d’adaptation. Et tout aussi logiquement, ces projets avaient toujours échoué, jusqu’à ce que David Cronenberg s’empare du 13e roman de l’écrivain, Cosmopolis, pour en inventer une admirable transposition filmée.

Slate.fr: Comment est né le projet d’adapter Cosmopolis?

Don DeLillo: Je ne suis pas à l’origine de ce projet. En 2007, le producteur Paulo Branco m’a invité à participer au Festival d’Estoril, qu’il organise au Portugal. Il aime que des gens qui ne font pas de cinéma, des écrivains, des peintres, des musiciens, fassent partie du jury, et de fait c’est un grand plaisir de discuter de films dans ce cadre. C’est à cette occasion qu’il m’a fait part de cette idée, qui vient d’ailleurs de son fils, Juan Paulo.

Il avait déjà pris une option sur les droits. Je connaissais sa carrière de producteur, la liste impressionnante des grands cinéastes avec lesquels il a travaillé, donc j’ai été d’accord. S’est alors posé la question du réalisateur, et je crois que là aussi c’est Juan Paulo qui a suggéré David Cronenberg. Le temps que j’en entende parler, Cronenberg avait déjà accepté, c’était réglé, et de la meilleure manière qu’on puisse imaginer. C’est allé très vite en fait.

Avez-vous lu le scénario?

Je l’ai lu, il était extraordinairement proche du livre. Bien sûr Cronenberg a éliminé quelques scènes qui ne convenaient pas, mais c’est entièrement fidèle à l’esprit du roman. Naturellement, je l’ai lu sans aucune intention de faire des commentaires, c’était devenu un film de Cronenberg. C’est mon roman et c’est son film, cela a toujours été très clair.

Et ensuite, en mars, j’ai vu le film terminé, à New York. J’ai été très impressionné. C’est absolument sans compromis. J’ai aimé dès la première minute, dès le générique : commencer avec Jackson Pollock est une idée remarquable, tout comme terminer avec Rothko d’ailleurs. Et la scène finale, avec Robert Pattinson et Paul Giamatti – c’est extraordinaire !

Qu’aviez-vous pensé de l’idée d’adapter ce roman là en particulier?

Au fil des années, il y a eu de très nombreuses propositions d’adaptation de plusieurs de mes livres, End Zone, Libra, White Noise, Underworld bien sûr, et aussi deux ou trois fois Cosmopolis. Sans que cela n’aboutisse jamais. C’est le projet Libra qui est allé le plus loin, John Malkovich s’y était impliqué mais ils n’ont jamais trouvé le financement, et finalement cela a donné une pièce de théâtre que Malkovich a mis en scène et joué au Steppenwolf Theater à Chicago.

Pour Cosmopolis, une adaptation en film me semblait particulièrement compliquée, puisque l’essentiel de l’action est confiné à l’intérieur d’une voiture, ce qui n’est pas forcément très cinématographique. Et voilà que non seulement Cronenberg a respecté ça, mais il a même situé dans la limousine des scènes qui se passaient ailleurs dans le livre, comme la séquence avec Juliette Binoche.

Il y a un paradoxe à propos de vos livres, où les références au cinéma sont si nombreuses, et qui en même temps semblent impossibles à adapter.

Vous avez raison, mais je ne sais pas l’expliquer. Il me semblait que Libra ou White Noise aurait pu trouver une version au cinéma, et apparemment c’est très compliqué. Mais je ne sais pas pourquoi. Et en tout cas ce n’est pas moi qui m’en occuperais, qui écrirais un scénario.

Vous l’avez pourtant fait, vous avez écrit le scénario de Game 6, de Michael Hoffman avec Michael Keaton et Robert Downey Jr.

C’est une expérience que je préfère oublier… Je ne sais pas ce qu’est un bon scénario, je ne sais pas lire un scénario ni le juger, c’est pourquoi j’ai fait confiance à Cronenberg. Il y a des années, un cinéaste qui avait pris une option sur End Zone a écrit six versions successives du scénario, certaines étaient mauvaises mais à mes yeux la dernière était excellente. Et personne n’en a voulu… C’est un regret, j’aurais aimé voir le résultat. Un des problèmes était que c’était un film un peu trop étrange pour l’industrie du cinéma aux Etats-Unis, mais comme il s’agissait de football américain, il n’était pas non plus possible de trouver de l’argent en Europe…

Le cinéma est très présent dans vos livres, mais c’est très rarement en référence à des films ou à des réalisateurs précis. C’est plus l’idée du cinéma que tel ou tel modèle ou personnalité.

Oui, ce qui compte serait plutôt une sensibilité cinématographique que des films en particulier. J’ai grandi dans le Bronx, on regardait les westerns, les comédies musicales, les films de gangsters – à l’époque j’ignorais les mots film noir.

Ensuite j’ai habité à Manhattan, et du coup j’ai eu accès à Antonioni, Godard, Truffaut, les grands cinéastes européens modernes, et aussi les Japonais à commencer par Kurosawa. Ça a été une révélation: ces films relevaient du même registre élevé que les grands romans! Beaucoup de gens croient que dans les années 60 j’ai quitté mon emploi dans une agence de publicité pour écrire mon premier livre. Pas du tout : j’ai démissionné pour aller au cinéma tous les après-midis. Ce n’est qu’ensuite que je me suis mis sérieusement à l’écriture.

Et ce fut pour écrire Americana, l’histoire de quelqu’un qui justement quittait son emploi dans les médias pour réaliser un film …

Oui, exactement (rires). Et depuis, comme je vis à proximité de New York, je continue de pouvoir découvrir beaucoup de nouveaux films, devenus inaccessibles en salles ailleurs aux Etats-Unis. Il y a eu une période où je vivais en Grèce, pendant trois ans, j’étais privé de films, beaucoup de bons films n’étaient pas accessibles, ça m’a manqué.

Sinon, je suis resté attentif à ce qui se passe dans le cinéma, avoir vu récemment Le Cheval de Turin de Bela Tarr, The Tree of Life de Terrence Malick ou Melancholia de Lars von Trier, ce sont des moments importants.

Dans vos romans, il n’y a pas seulement de nombreuses mentions concernant le cinéma, des personnages qui font ou veulent faire des films, des films perdus ou secrets, etc. Il y a quelque chose de cinématographique dans la narration elle-même, par exemple la trajectoire du garçon et de la balle de baseball au début d’Underworld est conçue comme une séquence de film.

Cela vient de ce que, quand j’écris, j’ai besoin de voir ce qui arrive. Même quand il s’agit seulement de deux types en train de parler dans une pièce, ça ne suffit pas d’écrire le dialogue. J’ai besoin de visualiser la scène, où ils sont, comment ils sont assis, quels habits ils portent, etc. Je n’y avais jamais pensé, cela se faisait naturellement, mais je m’en suis rendu compte récemment, en travaillant sur mon prochain roman, où le personnage regarde des images d’archives sur un très grand écran, pendant très longtemps – des images d’une catastrophe. Et c’était pour moi évident de décrire ce processus, c’est à dire de m’appuyer sur un processus de visualisation. Je ne suis pas à l’aise avec la fiction abstraite, les récits qui ressemblent à des essais : il faut voir, j’ai besoin de voir.

Vous êtes italo-américain. Vous êtes-vous senti en affinité particulière avec la génération de grands cinéastes italo-américains apparue dans les années 70, et qui vous est donc contemporaine?

J’ai beaucoup aimé Mean Streets. J’ai grandi dans le Bronx et Scorsese dans Lower Manhattan, à Little Italy, mais c’était la même langue, les mêmes accents, et les mêmes comportements, des types qui passent leur temps à créer des problèmes comme le personnage de De Niro, j’en ai connus, et de très près.

Mais l’expérience peut-être la plus significative est plus ancienne. J’étais très jeune alors quand j’ai vu Marty de Delbert Mann, qui est situé où j’habitais, dans la partie italienne du Bronx. Le film passait à Manhattan, on s’est mis à huit gars dans une voiture pour aller le voir. Et la scène du début se passe sur Arthur Avenue. C’était chez nous! Notre rue, les magasins où on allait, au cinéma, c’était extraordinaire. Comme si notre existence était authentifiée. On n’aurait jamais imaginé que quelqu’un fasse un film dans ces rues-là.

En effet, on pourrait dire que la dimension cinématographique de vos livres est essentiellement fondée sur un certain rapport entre réalité et récit qui vient du cinéma, de l’enregistrement cinématographique. Un autre aspect tient au mode d’écriture : vous avez dit que depuis Les Noms (1982) vous avez pris l’habitude de n’écrire qu’un paragraphe par page, et ensuite de les assembler, ce qui ressemble beaucoup au montage cinématographique.

Je travaille comme ça par besoin de clarté. Lorsqu’il y a trop de mots sur une page je n’y vois plus rien. J’ai besoin de me concentrer sur chaque composant, ce n’est possible que s’il y a au maximum une dizaine de lignes sur la page. Depuis 30 ans, je travaille comme ça – pas pour toutes les pages, mais très souvent. Mais en effet, cela à voir avec le travail du montage, avec une certaine forme de composition par assemblage d’éléments disjoints.

Comment avez-vous réagi à l’idée que ce serait David Cronenberg qui adapterait votre livre?

Très favorablement. J’ai des lacunes en ce qui concerne ses premiers films, mais au moins depuis Faux-semblants j’ai tout vu, j’apprécie énormément Crash et ExistenZ en particulier, et bien sûr History of Violence. Je me suis demandé si c’était le genre de matériel duquel il avait l’habitude de partir? Il m’a semblé que non, mais que cela pourrait être une bonne chose, que cela lui permettrait de travailler la question d’une manière originale. En tout cas, j’étais certain qu’il saurait rendre le contenu du livre fascinant sur le plan visuel, d’une manière qui surprendrait tout le monde, à commencer par moi. Je n’avais aucune idée de ce qu’il allait en faire, mais je savais que ce ne serait pas conventionnel.

Aviez-vous vu sa version de Naked Lunch ?

Oui, c’est impressionnant! Exactement le type de surprise que j’espérais pour Cosmopolis.

Avez-vous rencontré David Cronenberg à ce moment ?

Oui, il était lui aussi à Estoril. Mais nous n’avons pas vraiment discuté du projet d’adaptation, je ne voulais pas m’en mêler. On a un peu parlé du fait que l’essentiel du film serait tourné à Toronto, je voyais bien qu’il savait ce qu’il faisait, et ça m’allait. Nous avons aussi dû parler de l’acteur principal, mais c’était quelqu’un qui n’a pas pu faire le film finalement. Plus tard, quand Paulo m’a parlé de Robert Pattinson, je ne suis dit que, enfin, cela me vaudrait l’admiration de ma nièce de 14 ans…

Etes-vous allé sur le tournage?

Non. On me l’a proposé mais je ne croyais pas ça utile. Je suis déjà allé sur des tournages de film, c’est très ennuyeux. On passe la plupart du temps à attendre.

A propos du lieu de tournage, New York est si important dans le livre, n’étiez-vous pas inquiet malgré tout que l’essentiel du tournage se passe ailleurs?

D’abord l’essentiel est que ça se passe dans la limousine. Elle est comme un monde en soi, qui fait l’objet de différentes intrusions de différentes natures, des visiteurs, ou une foule menaçante. C’est l’essentiel. En outre, avoir tourné ailleurs donne une dimension plus générale au film, c’est New York bien sûr, mais c’est davantage «a grande ville contemporaine» comme idée, et c’est très bien ainsi.

Le livre a été publié en 2003, le film sort en 2012, vous n’aviez pas peur que l’écart dans le temps soit un problème?

C’est intéressant qu’alors que le film était en train d’être terminé il y ait eu ce mouvement «Occupy Wall Street», qui dans une certaine mesure fait écho à ce qui était raconté. Et à mon avis, ce n’est qu’un début, on va en voir davantage. Vija Kinski, la Chief of Theory d’Eric Packer (le personnage joué par Samantha Morton dans le film), explique à son patron que ces protestataires sont des émanations directes de Wall Street, du système capitaliste, et qu’ils contribuent à le dynamiser, à s’adapter.

Ils aident Wall Street à se redéfinir dans un contexte nouveau, un monde plus vaste. Selon moi, c’est précisément ce qui se produit: «Occupy Wall Street» n’a pas fait baisser les bonus astronomiques que se versent les grands dirigeants.

Quelle a été votre réaction en voyant le film? Y avez-vous trouvé des aspects nouveaux par rapport au roman ?

J’étais ravi. Il y a aussi des moments très drôles, et toute la fin du film m’a réellement impressionné, elle entraine le film à un autre niveau. Ce qui se passe entre Eric Packer et Benno Levin, le personnage joué par Paul Giamatti, est marqué d’une forme de respect mutuel, qui d’ailleurs existe dans le livre mais qui est mieux mis en évidence. C’est un effet de la décision très juste de David de supprimer les deux interventions de Benno Levin avant leur rencontre. Ces deux chapitres intercalés étaient appropriés pour le livre, pas pour le film.

Au-delà de ce qui est raconté, l’écriture du roman donnait une présence très intense, très physique, aux personnages…

Lorsque j’écrivais ce livre, j’étais très conscient du type de phrases que je voulais utiliser. Très peu d’adjectifs, et surtout aucune métaphore ou comparaison : je ne voulais pas employer des figures de style où ce dont je parlais aurait été «comme» autre chose. Je tenais à un langage précis et factuel, avec quelque chose de définitif. Il fallait un rapport direct entre les mots et les situations: Eric est lui-même un homme très direct.

Les dialogues sont pratiquement les vôtres. Quel effet cela fait-il de les entendre ?

C’est très étrange! Ce sont mes mots, mais ils prennent une autre vie. La conversation sur l’art entre Eric et le personnage joué par Juliette Binoche est ce que j’avais écrit, et pourtant j’avais l’impression de la découvrir, ou peut-être de la comprendre. Je ne sais pas quelle est la relation entre les fans de Robert Pattinson et la peinture de Rothko, je suis curieux de voir comment ils réagiront (rires). Mais on peut deviner ce qui est en jeu dans la scène même si on n’est pas familier de l’œuvre de ce peintre.

Un des aspects importants du livre concerne la manière dont les choses, et aussi les mots qui désignent ces choses, vieillissent et sont laissés en arrière, dans un processus d’obsolescence accéléré. Packer passe son temps à dire «ça existe encore, ce truc-là?», «comment peut-on encore employer ce mot là?», «“ordinateur“ est un terme tellement daté», etc.

Oui, et dans le roman il a une perception du temps qui le projette en avant, il voit ce qui va arriver juste après. Cet aspect a pratiquement disparu du film. Pour ce livre, j’ai porté une grande attention au temps, et à la manière dont l’argent détermine notre perception du temps. On a l’habitude de dire «le temps c’est de l’argent», mais dans ce contexte-là, l’argent, c’est du temps. Cette idée est aussi dans le film, mais par des moyens différents.

Dans un entretien à propos de Libra paru dans The Publisher Weekly vous disiez:

« L’Histoire est essentiellement une collection de faits, la fiction nait d’un autre niveau d’expérience. Elle est issue de rêves, de songeries éveillées, de fantasmes, de délires. Elle nait des heures passées à perdre son temps, elle nait des cauchemars. Tout ce qui constitue la vie d’un écrivain contribue à déterminer ce qu’il écrit. Et tout ça signifie une forme d’antinomie par rapport à l’Histoire. Il y a l’idée qu’un roman peut, comme dans le cas de Libra, combler les vides du récit historique, au sens où Libra propose un complot particulier comme résolution des inconnues de cet après-midi-là à Dallas en 1963. Il y a l’idée que la fiction peut sauver l’Histoire de la confusion »[3].

Dans quelle mesure la relation entre histoire et fiction est-elle comparable à la relation entre littérature et cinéma?


Oui, d’une certaine manière le changement de registre, que ce soit de l’histoire à la littérature ou de la littérature au cinéma, en reformulant les mêmes données, offre une nouvelle perspective, permet d’avancer, de construire une nouvelle relation par rapport à des faits ou des idées. La présence physique des corps, la présence matérielle des objets, et aussi les voix suscitent une toute autre relation que la lecture. Quand j’ai commencé à écrire Libra, je ne savais pas du tout que je finirais avec un tel roman. Je n’avais jamais rien fait de tel auparavant.

Des années auparavant, j’aurais pu acheter les 26 volumes du rapport Warren sur l’assassinat de Kennedy pour 75$, mais quand je me suis décidé à écrire ce roman ce n’était plus accessible, j’ai du l’acheter comme un livre rare, pour 1.000$. Mais ça les valait. Parce que le rapport Warren est comme de la fiction finalement, tout y est, toutes les hypothèses, toutes les histoires possibles. Ça ressemble à Finnegans Wake de Joyce! Avec des pans entiers de descriptions par le FBI qui n’ont aucun sens. Il y a des pages et des pages sur les problèmes dentaires de la mère de Harvey Lee Oswald…

Mais à partir de là, j’ai eu envie de faire mes propres enquêtes, de repartir de sa réalité. Bien sûr, c’est lié au fait que pendant un an, quand il était adolescent, Oswald avait vécu tout près de chez moi, nous avions été voisins. Et c’est aussi pourquoi le livre commence dans le Bronx. Ensuite, je suis parti à Dallas, et à la Nouvelle-Orléans, découvrir les lieux où il avait vécu. Je n’avais jamais fait ça avant, et je ne l’ai jamais fait depuis. Je ne suis pas un bon journaliste, ni un véritable enquêteur. Par exemple, je n’ai pas cherché à rencontrer sa veuve. Norman Mailer l’aurait fait, lui. Mais moi, j’étais déjà dans la fiction.

Vous aviez déjà fait une enquête approfondie pour L’Etoile de Ratner. Il vous avait fallu étudier le monde des scientifiques, des mathématiciens.

Oui, c’était impressionnant et un peu effrayant. Les mathématiques pures ressemblent plus à un art qu’à une science. C’est un des rares domaines où un adolescent peut créer une œuvre de très haut niveau, avec la musique…

Vous êtes crédité au générique pour la chanson du film.

Oh! J’ai découvert ça. Ce sont les paroles de la chanson du rapper soufi que j’avais écrites pour le livre, et qu’ils ont utilisées dans le film. Me voilà devenu parolier de rap, c’est un emploi nouveau pour moi… J’en suis très fier.»

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Elsa1
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 5:41

EXCLUSIF : on a infiltré la soirée "Cosmopolis"

C'était la soirée la plus privée de la Quinzaine, avec videurs qui font très peur et entrée avec scans de puces Blackberry en guise de carton d'invitation. On avait juré craché de ne pas prendre de photo. On a presque tenu notre promesse. « Presque » parce qu'on a impunément sorti notre flash devant Robert Pattinson. « Tenu » parce qu'un de ses huit bodyguards a mis ses gros doigts devant notre objectif. Du coup on n'a aucun cliché valable, mais un petit feuilleton à raconter. Morceaux choisis.

21h37 : Rob surgit le premier au dîner, tout seul et en secret. Dehors, personne ne sait encore que la soirée a lieu au Carlton Cinema Club. Pas une jeune fille en fleur pour donner le hurlement d'alerte. Sarah Gadon, sa partenaire dans le film, arrive à son tour sous la tente la plus gardée du Festival, suivie de David Cronenberg et Juliette Binoche.
21h58 : Kristen Stewart fait son entrée surprise en rouge (sa veste en cuir) et noir (son mini-short), suivie de Tom Sturridge et Danny Morgan, ses copains de Sur la route. C'est sûr, le vampire à la retraite sort forcément avec la brunette.
22h09 : On confirme. Kristen s'assoit à côté de Rob pour dîner.
22h17 : On retire. Rob vient de changer de table pour le plat de résistance.
22h19 : Deux fans en fourreau se font balayer par l'organisation. Prendre une photo avec son IPhone en faisant mine d'écrire un texto, c'est tellement 2010.
22h53 : Kristen boit de l'eau et bavarde avec son voisin Tom Sturridge. Si on a envie de lâcher qu'elle n'a pas l'air bien passionnante, en vrai on n'entend rien. Les deux fans en fourreau parlent beaucoup trop fort de Patrick Bruel, qui doit débouler à la soirée.
22h57 : Robert boit de la bière en bouteille et mange des gnocchis frits. Si on aimerait dire qu'il mange comme un cochon, en vrai on ne voit pas très bien à travers la bâche.
23h18 : Patrick Bruel a vraiment décidé de s'incruster.
23h22 : Twitter a fini par sévir. Des dizaines de fans campent déjà à la sortie de la plage.
23h46 : Pffiou... Patrick a réussi à rentrer.
23h57 : Robert boit une autre Heineken sur la terrasse et donne un baiser furtif sur le front de Kristen.
23h58 : Kristen est contente.
00h06 : Les bodyguards font le ménage (sur le passage).
00h07 : Mouvement de Robsten et sa bande direction la sortie. Cette fois les hurlements font écho jusqu'au Palais des Festivals.
00h08 : Patrick regrette son concert de 1992.

blog.madame.lefigaro.fr
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 6:25

Kristen Stewart Gets Emotional During Premiere of Robert Pattinson’s Film ‘Cosmopolis’

Kristen Stewart and Robert Pattinson are the cutest couple in Hollywood!

Stewart, 22, stepped out to support her boyfriend Friday for the premiere of his film Cosmopolis at the Cannes Film Festival, and inside the theater she was beaming with pride.

Here’s what went down:

Sources inside the theater tell Celebuzz that Kristen was one of the first on her feet during the audience’s standing ovation when the film was over.

In the adorable photo above, that was posted on the Robert Pattinson Life fan page, you can see Kristen lean over and hug her man.

“She looked on so proud,” a theatergoer tells us. “She let him have his moment with the cast before wrapping her arms around him and whispering something in his ear.”

In the photo set from inside the theater, there is so much emotion all over Stewart’s face. Seriously, you can tell she is so proud! Check them out here.

Judging by her demeanor she must have loved the film– and it appears Stewart isn’t alone. Early reviews have been very positive for David Cronenberg’s edgy film, in which Pattinson, 26, stars in.

celebuzz.com
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 6:57

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 8:14

Le Festival de Cannes vu par David Cronenberg

Votre plus grande fierté?

Venir cette année avec mon fils Brandon. Il m'avait d'abord assuré ne pas vouloir suivre mes traces, mais il a changé d'avis ce dont je suis ravi. Je suis très fier de lui et encore plus heureux d'avoir pu vivre cette aventure avec lui.

Votre plus grande surprise?

Je viens à Cannes depuis des années et le festival n'a pas tellement changé pour nous autres réalisateurs. Il a, en revanche, sérieusement évolué pour les journalistes. Ils doivent maintenant se prendre pour des cinéastes et nous filmer. Leurs rédactions en chef les obligent à faire des choses démentes ce qui est d'autant plus fou que certains ne sont vraiment pas doués…

Votre moment le plus pénible?

M'être fait insulter lorsque j'étais Président du jury en 2000. Je me souviens des gens qui étaient furieux de voir que nous donnions une récompense à Emilie Dequenne pour Rosetta des frères Dardenne. On m'a même reproché de mépriser les acteurs professionnels ! Aujourd'hui, j'entends dire qu'elle est épatante dans A perdre la raison de Joaquim Lafosse. Je peux affirmer que ses capacités se voyaient déjà chez les Dardenne.

Votre plus grande angoisse?

Que le film de mon fils se fasse mal recevoir parce qu'il est mon fils. Cela étant dit, je ressentirai un petit pincement du côté du cœur quand Cosmopolis débutera. Je ne l'ai jamais vu avec un public. Je suis impatient d'entendre les réactions des spectateurs, et, je l'espère, leurs rires.

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 8:16

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 11:12

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 11:21

Pierre Zéni, journal de bord cannois - Jour 10



Pierre, journaliste sur Canal+ et Ciné+, profite du Festival 2012 pour nous raconter son quotidien sur la croisette, ses rencontres, ses souvenirs, son humeur ! Le cinéma est peuplé de fantômes...

Chaque jour je me réveille et je suis encore à Cannes.

Pendant la nuit j'ai rêvé.

Hier, je disais que j'étais contre. Mais cette nuit dans le rêve, j'étais en projo de presse. Le film se termine et tout à coup une clameur monte de la salle. Tout le monde se lève, applaudit, et tous ces journalistes qui se détestent s'embrassent, s'enlacent et se congratulent. Certains dansent sur les fauteuils. Comme des évêques de Moretti quand ils ont trouvé leur Pape. On a trouvé la Palme! Comme une évidence absolue qui transcende tout, même le jury unanime. Finalement, tout n'est pas perdu, mon inconscient n'est pas mauvaise tête.

Robert Pattinson et David Cronenberg s'entendent super bien. Cronenberg en a visiblement marre du capitalisme. Rebelle à la marche du monde. Il a mis Pattinson dans une limousine blanche comme la finance mondiale dans un cercueil. Les financiers vampirisent le monde. Mais Pattinson sourit sans mordre, tout admiration pour Cronenberg. Il n'ose même pas parler du sens du film assis à côté de son réalisateur. Par respect. C'est touchant. Il a l'air sympa ce Robert Pattinson. Même si Cronenberg clame que son personnage est antipathique et que Pattinson a été courageux d'accepter. Robert rougit, il ne se sent pas antipathique comme personnage. Sympa Robert. Après l'interview pour le rassurer encore David Cronenberg lui dit qu'une journaliste italienne qui avait des doutes sur ce choix de casting, a été convaincue par le jeu de Robert Pattinson en voyant le film. Il doute Robert. C'est bon signe. Sympa.

canalplus.fr
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 11:25

FESTIVAL DE CANNES. Les pronostics, c'est parti !

Alors que le festival se termine, hasardons-nous au jeu des pronostics en dressant un premier bilan de ce long marathon cinéphile. Par Vincent Malausa, critique aux "Cahiers du cinéma" et chroniqueur au Plus, sur place à Cannes.

Palme d'or

La très bonne réception d'"Au-delà des collines" de Cristian Mungiu laisse présager du pire, ce qui d'une certaine manière conclurait logiquement un festival marqué par le sérieux plombant et la maussaderie de ses films. A côté, Haneke est un vrai prétendant tandis que David Cronenberg et Leos Carax, avec l'émotion soulevée par son splendide retour, seraient des palmés rêvés. Espérons que la tendance narcissique de Nanni Moretti le pousse à un choix singulier (ne pas récompenser un ancien palmé pour marquer le festival de son empreinte de président) : cela relancerait les chances de Carax et Cronenberg.

Pronostic : "Au-delà des collines" de Cristian Mungiu

Le rêve : "Holy Motors" de Leos Carax ou "Cosmopolis" de David Cronenberg

Le cauchemar : "Paradis : amour" d'Ulrich Seidl

La suite de l'article pour les autres pronostics : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/558775-festival-de-cannes-les-pronostics-c-est-parti.html


Dernière édition par Elsa1 le Sam 26 Mai - 11:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 11:26

Elsa

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 12:51

Kristen Stewart était émotive à l'avant première du film de Robert Pattinson, ‘Cosmopolis’

Kristen Stewart et Robert Pattinson forment le couple le plus mignon d'Hollywood!

Stewart, 22 ans, est venue soutenir son petit ami vendredi pour l'avant première deCosmopolis à Cannes et à l'intérieur de la salle, elle rayonnait de fierté.

Des sources présentes à l'intérieur du cinéma ont dit à Celebuzz que Kristen a été l'une des premières à se lever pour la standing ovation à la fin du film

Sur les photos publiées, on peut voir Kristen se pencher et enlacer son petit ami.

“Elle semblait tellement fière,” a dit un spectateur. “Elle l'a laissé avoir son moment seul avec le cast avant d'enrouler ses bras autour de lui et de lui murmurer quelque chose à l'oreille.”

Sur les photos, on voit toute l'émotion ressentie par Kristen. On voyait vraiment qu'elle était fière!.

Vu son comportement, elle a dû adorer le film– et il semblerait qu'elle ne soit pas la seule. Les premières critiques sont positives pour le film de David Cronenberg dans lequel joue Robert.

source celebuzz.com
Merci à Elsa

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 12:57

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 14:55

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 15:32

Interview de Robert Pattinson avec Ouest France


imagebam.com


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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 15:39


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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 15:42

les filles

Elsa1 a écrit:
EXCLUSIF : on a infiltré la soirée "Cosmopolis"

(1) 21h37 : Rob surgit le premier au dîner, tout seul et en secret. Dehors, personne ne sait encore que la soirée a lieu au Carlton Cinema Club. Pas une jeune fille en fleur pour donner le hurlement d'alerte. Sarah Gadon, sa partenaire dans le film, arrive à son tour sous la tente la plus gardée du Festival, suivie de David Cronenberg et Juliette Binoche.

(2) 22h19 : Deux fans en fourreau se font balayer par l'organisation. Prendre une photo avec son IPhone en faisant mine d'écrire un texto, c'est tellement 2010.

(1) euh, on avait eu le flyer sur twitter bandes d'andouilles, alors pas sûr que personne ne sache où ça se passait Laughing

(2) contrairement à ce qu'on avait laisser entendre, je vous promets que ce n'est pas Ptiteaurel et moi lol!

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 18:16

[quote="babe"] les filles

Elsa1 a écrit:
EXCLUSIF : on a infiltré la soirée "Cosmopolis"



(2) contrairement à ce qu'on avait laisser entendre, je vous promets que ce n'est pas Ptiteaurel et moi lol!

T'es sûre Babe ou tu ne veux pas nous faire de peine ?? lol!





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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 18:29

ah mince Babe, on s'est faite grillée

pour l'article

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 19:48

Bryan Alexander, journaliste à USA Today sur twitter

Bryan Alexander ‏@BryAlexand

Just spoke to Rob Pattinson @cannes, he said he's still freaking out having to watch his film at the premiere. Many afterparty drinks needed

Pattinson says director David Cronenberg told him just before "I fully expect to hear boos" @cannes. That sent Rob reeling. No boos.
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 19:52

Elsa: j'ai déjà mis l'info et traduite Wink

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 19:52

Citation :
@BryAlexand: Just spoke 2 Rob Pattinson,he said hes still frkng out having to watch his film @ the premiere.Many afterparty drinks needed

Je viens de parler à Robert Pattisnon. Il a dit qu'il flippe encore à l'idée d'avoir dû regarder son film à l'avant première. Il lui a fallu de nombreux verres à l'after party.

Citation :
@BryAlexand: says director David Cronenberg told him just before "I fully expect to hear boos" @cannes. That sent Rob reeling. No boos.

Il dit que le réalisateur David Cronenberg lui a dit juste avant "Je m'attendais à entendre des bouh! à Cannes. Ca a abasourdi Rob. Pas de bouh!

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 21:19

Les scènes de sexe les plus marquantes du festival de Cannes 2012

La plus réaliste : Juliette Binoche et Robert Pattinson dans Cosmopolis

Chaud devant ! La bande-annonce avait teasé cette incroyable scène de cul réaliste et dérangeante dans laquelle Juliette Binoche chevauche un Robert Pattinson ailleurs. Dans le film, c’est encore mieux : la scène met en lumière la distance que Pattinson met entre les gens et lui.

premiere.fr
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 21:46

Robert parle de la première de Cosmopolis et de Hunger Games


Some rumors are so good, that they even get the movie stars involved believing. Even if it's only for a few minutes.

Robert Pattinson woke up Saturday morning at the Cannes Film Festival, the morning after his triumphant premiere in Cosmopolis, and saw internet reports that he was being considered for Catching Fire, the sequel to the The Hunger Games.

"I woke up this morning and saw all these things about me being cast in The Hunger Games," Pattinson tells USA TODAY. "I was kind of curious for a second. So I called my agent."

The response?

"My agent was like, 'No,' " Pattinson reports.

"(My agent) was like no one's going to offer you that part," Pattinson says, breaking into a laugh. "I was like, thanks for the reassurance."

But Pattinson was riding a high after his new film Cosmopolis (due out in the U.S. in August) received a standing ovation in Cannes with girlfriend Kristen Stewart in attendance.

Even that was stressful. The ovation came after director David Cronenberg warned him that the Cannes audience can be harsh.

"David tells me the night before, 'I'm fully expecting some boos,' " says Pattinson. "I was literally like, 'Why are you telling me this?' "

"I literally didn't watch one second of the movie, I was waiting for people to walk out," says Pattinson. "I was expecting a fight."

It was only hours afterwards that Pattinson was able to wind down at the film's afterparty.

"It took a full three hours of continued panic," says Pattinson. "Full adrenaline. It was just too weird."



source USA Today via RPlife

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 26 Mai - 22:55

Paul Giamatti parle de Rob et Cosmopolis

Actors Paul Giamatti, Emily Hampshire and Robert Pattinson depart the " Cosmopolis" premiere during the 65th Annual Cannes Film Festival at Palais des Festivals on May 25, 2012 in Cannes, France.

Actors Paul Giamatti, Emily Hampshire and Robert Pattinson depart the " Cosmopolis" premiere during the 65th Annual Cannes Film Festival at Palais des Festivals on May 25, 2012 in Cannes, France.
Photograph by: Vittorio Zunino Celotto , Getty Images

CANNES - Life looks crazy if you're Paul Giamatti. The 44-year-old actor is in Cannes for the first time with David Cronenberg's Cosmopolis, and he can't believe the energy of the film festival.

"I thought Venice was nutty but this is nuttier," he says. "Now the French are making the Italians look sane, which is pretty hard to do."

Giamatti hadn't worked with Cronenberg before, but he was excited to hear that someone was adapting one of Don DeLillo's novels. The script, with its single very long scene for his character, won him over completely.

"I thought the script was just bonkers," he says. "And then the part was really interesting. And then it's also 20 minutes long. That doesn't come along very often."

Giamatti plays Benno Levin, a deranged man whose encounter with the Wall Street financier played by Robert Pattinson constitutes the final act of Cronenberg's new movie. It was Giamatti's first encounter with the vampire heartthrob.

"I've never seen the Twilight movies," he admits. "I knew who he was but only vaguely. I didn't even know he was English. When I walked in he was just a guy who was really good and knew what he was doing. He was so ready and in command of it he helped me. It calmed me down and pulled me in."

He shot the pivotal scene while making another movie, flying from Miami to Toronto and back again. "I was thinking about it a lot on my own while I was doing that other movie," he says, "and fortunately that other movie was not that demanding on me so I had time. I felt prepared."

Nothing against that other movie, mind you, which is Rock of Ages, starring Tom Cruise and opening June 15. "Rock of Ages is just so weird," says Giamatti. "This is just crazy, completely crazy. I like movie musicals; I just think they're crazy."

The actor is looking trim these days. "I'm getting older," he says. "I was getting too heavy, so I decided to lose some weight." But the 44-year-old worries the new look may backfire. "Probably it'll be harder for me now to get work," he laughs. "I think people hire me because I look like crap."

He's having a great time at Cannes (for all its nuttiness), but recounts a weird brush-off from Alexander Payne, who directed him in 2004's Sideways but is now forbidden from talking to the cast and crew of the films in competition. "I saw him but he said, ÔYou can't talk to me.' I'd forgotten that he was on the jury here."

After doing the press rounds for Cosmopolis and Rock of Ages, Giamatti says he "may just take it easy for a while. I don't know if I've had an actual vacation for a long time."

He says Australia would be a nice place to visit, but only if he could spend a bit of time there.

"Sometimes with movies they've asked me to go down there but it's for two days," he says. "I'm not going to do that; it's crazy. They go there for two days and then they go to Japan or something like that. It's - " wait for it " - crazy."



source Montréalgazette.com

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