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 [Cosmopolis] Revue de presse

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lilipucia
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 12 Mai - 20:07


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belladeludo
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Sam 12 Mai - 22:06

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ptiteaurel
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Dim 13 Mai - 18:57

Kevin Durant parle de Cosmopolis

DS: Your next movie is Cosmopolis and I was wondering if you have any lasting impressions of working with David Cronenberg?


KD: He completely lived up to and exceeded my expectations. When I got the job I did a dance of joy because I’m such a massive fan and I started prepping three months before I shot. So when I got to set I could just sort of follow him and his calm, cool, collected, meticulous methods. Everyone on that set was so happy and calm and focused. It was a really great way to work. I hope I get to do it again. I haven’t seen the movie yet, but it’s very poetic and will be up for interpretation. It’s not a movie that follows the rigid North American film formulas, which was so exciting to me.

source dorkshelf via cosmopolis-film.com

Traduction


Kevin Durant parle de Cosmopolis

DS: Votre prochain film est Cosmopolis et je me demandais si vous aviez des dernières impressions sur votre travail avec David Cronenberg?


KD: Il a été à la hauteur de mes espérances et les a même dépassées. Quand j'ai eu le rôle, j'ai sauté de joie car je suis un grand fan et j'ai commencé à me préparer trois mois avant le tournage . Donc quand je suis arrivée sur le plateau, je n'avais plus qu'à suivre ses méthodes calmes, cool, précises et méticuleuses . Tout le monde sur le plateau était tellement calme, heureux et concentré. c'était génial de travailler ainsi. J'espère pouvoir le refaire à nouveau. Je n'ai pas encore vu le film mais c'est très poétique et il laissera cours à l'interprétation. Ce n'est pas un film qui suit les formules consacrées et rigides typiques des Nord-Américains et c'était très excitant à mes yeux.

source dorkshelf via cosmopolis-film.com

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Dernière édition par ptiteaurel le Dim 13 Mai - 19:04, édité 1 fois
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Alice
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Dim 13 Mai - 19:00


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" La frénésie que je suscite aujourd'hui ne me fera jamais oublier les horreurs que j'ai pu lire a mon sujet " Robert Pattinson"
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Patty
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Dim 13 Mai - 19:46


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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Dim 13 Mai - 20:37


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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Dim 13 Mai - 21:44

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Lun 14 Mai - 0:31

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mar 15 Mai - 0:07


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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 8:44

Robert Pattinson et David Cronenberg Parlent de Cosmopolis dans le magazine Télérama

imagebam.com imagebam.com imagebam.com imagebam.com imagebam.com imagebam.com imagebam.com imagebam.com

crédits scans RPLife

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 8:59

merci pour les scans
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 10:23

lili
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 10:55

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 11:56

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 12:22

lili

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 18:23

Juliette Binoche parle de son travail avec Robert Pattinson

I'm 41 years and I understand what is the problem, says her/his character in the film. Life is too contemporary.

Don DeLillo's writing - and the film is very faithful to the novel - it was for me the extraordinary discovery of a universe.

A cold world, without humanity. That forces us to face the nightmare of desire, anxiety to possess everything, the obsession to win, to climb higher up, looking for a "more" is not there.

Although his character is very contemporary, mixing sex and business, and perhaps no longer believe in anything, not even art. What effect did it?

Didi Fincher is a lost woman, just like Eric Packer is lost. It's just one person, its apparent weight is actually a hiding place where reigns anxiety. Cosmopolis speaks of our need to procure money, sex, power and mix everything. A very dangerous game.


Io Donna: Robert Pattinson, who is the lead in Cosmopolis, is a global icon, a living image of beauty and youth. A perfect choice.

Juliette: I met Robert for the first time on set. I must admit that I had not seen his films. And I found in him a fierce passion for cinema, he knows the cinema much better than me. It was lovely and fun to work with him, he's a man who's very ambitious to produce and direct his films one day.

source pellicolerovinate.blogosfere.it via @catrux via RPLife

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 18:26

Trad en cours...

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 18:37

Juliette Binoche parle de son travail avec Robert Pattinson

J'ai 40 ans et je comprends tout à fait le problème, dit son personnage dans le film. La vie est bien trop contemporaine.

L'écriture de Don DeLillo – et le film est très fidèle au livre – a été pour moi une découverte extraordinaire d'un univers.

Un monde froid , dénué d'humanité. Cela nous oblige à faire face au cauchemar du désir, de l'anxiété de tout posséder, de l'obsession de gagner à tout prix, de grimper plus haut et de rechercher une chose en plus qui n'existe pas.

Bien que son personnage soit très contemporain, mélangeant le sexe et les affaires, et qui ne croit sans doute plus en rien, même plus en l'art. Quel effet cela lui a t-elle fait?

Didi Fincher est une femme perdue, tout comme Eric Packer est perdu. C'est une personne chez qui le poids qui pèse apparemment sur ses épaules qui se cache dans un endroit où règne l'anxiété. Cosmopolis parle du besoin de se procurer de l'argent, du sexe, du pouvoir et qui a besoin de tout mélanger. C'est un jeux très dangereux

Io Donna: Robert Pattinson, qui tient le rôle principal dans Cosmopolis, est une icône mondiale, une image vivante de beauté et de jeunesse. Un choix parfait.

Juliette: J'ai rencontré Robert pour la 1ère fois sur un plateau. Je dois admettre que je n'avais pas vu ses films. Et j'ai vu en lui une passion ardente pour le cinéma. Il connait bien mieux que moi le cinéma. Ce fut adorable et marrant de travailler avec lui, c'est un homme ambitieux qui veut un jour produire et réaliser ses films.

source pellicolerovinate.blogosfere.it via @catrux via RPLife

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 18:45


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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 19:05

je l'aime bien Juliette !!!

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 19:40

Interviews de Don DeLillo et de David Cronenberg avec Le Monde

De l'écrit à l'écran: une oeuvre en partage


En compétition à Cannes, Cosmopolis retrace, depuis l'intérieur de sa limousine high-tech, le trajet d'un jeune magnat de la finance qui s'est mis en tête de traverser New York alors que la ville est paralysée par les embouteillages sous les effets conjoints de la visite du président des Etats-Unis, d'émeutes organisées par un mouvement anarcho-situationniste et d'un krach boursier planétaire. Produit par le Portugais Paulo Branco (producteur de Raul Ruiz, Chantal Akerman...), réalisé par le Canadien David Cronenberg (eXistenZ, A History of Violence...), le film est adapté du roman Cosmopolis, de l'écrivain américain Don DeLillo (Libra, Bruit de fond, Outremonde...), avec une fidélité frappante.

Pourquoi un cinéaste choisit-il d'adapter un roman ?

David Cronenberg : D'abord par paresse. Ecrire un scénario original peut prendre des années. Celui de Cosmopolis m'a pris six jours. Un record pour moi. C'était très étrange. Les premiers jours, j'ai transcrit les dialogues, directement dans un format scénario. Les jours suivants, j'ai ajouté les détails de l'action. Et c'est tout. J'ai relu, en me demandant si c'était bien un film. Ça l'était. Grâce à la structure des dialogues. Les dialogues de Don DeLillo sont uniques. Ils ont un rythme spécifique. Ils sont totalement réalistes, mais en même temps stylisés.

Les dialogues sont donc déterminants ?

David Cronenberg : Ils sont un élément-clé du scénario, le seul que l'on retrouve réellement à l'écran. Tout le reste change une fois en production. Les dialogues vous donnent une idée de la qualité du film. Les personnages sont-ils intéressants ? Comment interagissent-ils ?

Cette manière d'envisager le scénario peut surprendre de la part d'un auteur versé dans le cinéma de genre ?

David Cronenberg : On pense souvent que le cinéma est un art visuel. Je pense pour ma part que c'est un alliage très complexe. Pour moi, l'essence du cinéma, c'est un visage qui parle. C'est cela que nous filmons le plus. J'ai entendu dire que les vingt-deux dernières minutes du film, où il n'y a rien d'autre que Paul Giamatti et Robert Pattinson dans une pièce, c'est du théâtre. Je ne le pense pas. Au théâtre, vous n'auriez pas de gros plans, pas de mouvements de caméra, pas de changements de lumière. C'est cela le cinéma. Sans gros plans il n'y a pas de cinéma.

Que ressent de son côté l'écrivain devant cette adaptation ?

Don DeLillo : Le film est assez proche du livre. David Cronenberg l'a adapté de manière très audacieuse, sans compromis. On y retrouve beaucoup de la langue du livre, qui est souvent un peu ésotérique, notamment quand elle s'applique aux marchés financiers. Eric Packer, le personnage, parle parfois presque comme un sage chinois d'il y a deux mille ans, et on retrouve cela dans le film. Mais c'est le film.

C'est-à-dire ?

Don DeLillo : Entre les mots écrits sur le papier et leur transcription à l'écran, il y a un gouffre. Le roman a sa langue propre : vous suivez les mots, vous percevez l'effet de certains d'entre eux, de certaines combinaisons... Vous examinez les événements à travers la langue qui les décrit... Dans le film, c'est plus dense et plus compliqué. L'imagerie submerge pratiquement tout le reste. Le moment gagne en profondeur, il projette une ombre. Si deux films sont faits à trente ans d'intervalle à partir d'un même livre, ils n'auront rien à voir. Et puis à l'écran on voit de vraies personnes, qui se parlent. De faux volcans qui explosent. Un roman, ce sont des mots sur du papier. Un écrivain travaille seul, assis dans une pièce. Un réalisateur est entouré d'acteurs, d'une équipe technique, d'un producteur, de tonnes d'équipement, il tourne son film dans quatre pays, avec des centaines de figurants. Il y a une relation entre les deux formes, mais elles sont si éloignées qu'il est difficile de les mettre sur un même plan.

Comment passe-t-on du roman au film ?

David Cronenberg : Un roman, et celui-ci particulièrement, est une entité organique vivante. La question qui se pose est de savoir comment vous allez la transformer en cinéma. Il faut accepter le fait qu'on est en train de créer quelque chose de nouveau. Le film est une fusion entre vous et cet écrivain... Je pense que pour être fidèle au roman, il faut le trahir. J'ai vu des films qui cherchaient à être incroyablement fidèles aux romans, et ce n'était pas du bon cinéma à la fin. Pour ma part, je me sens très libre d'être brutal avec le livre. Si je sens que certaines scènes ne seront pas bonnes à l'écran, je les abandonne. C'est ce que j'ai fait avec tous les extraits du journal de Benno, le personnage qu'interprète Paul Giamatti. Un monologue est typiquement une forme romanesque. Au cinéma, on ne peut rien en faire, à moins de le faire lire en voix off. Mais, pour moi, c'est un aveu de faiblesse. Vous n'avez pas trouvé la manière de faire un vrai film à partir du livre, alors vous le faites lire par un acteur.

Pour autant, on a le sentiment que l'essentiel du livre a été conservé.

David Cronenberg : La structure est la même : un homme traverse New York dans sa limousine, pour aller chez son coiffeur. Les dialogues viennent directement du livre, à peu de choses près. Mais il y a toutes sortes de divagations philosophiques d'Eric Packer que j'ai laissées de côté. Je ne voyais pas comment les mettre en scène. On ne peut pas filmer un concept. On ne peut filmer que du concret. Je ne renonce pas à retrouver la texture du roman. Je la restitue avec des moyens cinématographiques : le choix de l'objectif, de la lumière, de la musique, le design de la limousine. C'est un troc. On n'a plus le journal de Benno, mais on a Paul Giamatti, son visage, sa voix, sa manière d'exprimer les choses...

Et Robert Pattinson ?

Don DeLillo : Le personnage qu'il compose est très proche de celui du roman. Je n'ai pas vu la série Twilight, dans laquelle il joue, mais j'ai impressionné mes deux nièces de 13 ans en leur disant que le Britannique Robert Pattinson allait jouer dans un film adapté de l'un de mes livres. Elles me montrent du respect maintenant !

David Cronenberg : Le casting est un art occulte. C'est une question d'intuition. Il y a des facteurs objectifs, cela dit. Le personnage a 28 ans, il est américain. Il vous faut donc quelqu'un qui fait cet âge, et qui peut avoir un accent américain parfait. Le film est une coproduction entre la France et le Canada. Aussi, je ne pouvais utiliser qu'un seul acteur américain, et pour moi c'était Paul Giamatti. Je pouvais prendre un Britannique, en revanche.

Ensuite, bien sûr, il y a la présence de l'acteur. Qui est capable d'incarner ce personnage particulièrement complexe, cruel, brutal, vulgaire en un sens, et très sophistiqué et vulnérable en même temps, naïf et enfantin ? Ne serait-ce que pour faire croire qu'une si jeune personne peut avoir accompli tant de choses, il faut de la force et du charisme. Il est dans toutes les scènes, de surcroît. Cela ne veut pas dire qu'il doit être beau, mais il ne faut pas que ce soit déplaisant de le regarder pendant une heure et demie. En dernier lieu, il doit avoir une certaine notoriété. Dès lors que le film coûte un certain budget, il faut que vous puissiez exciter un peu vos partenaires financiers. Avec toutes ces contraintes, la liste d'acteurs est relativement courte. Et j'ai commencé à penser à Rob assez tôt.

Le roman, en un sens, est très cinématographique. Le film, lui, est très théorique, et finalement assez littéraire...

Don DeLillo : Le film m'a beaucoup impressionné. Le générique splendide, cette manière de faire entrer et sortir les acteurs de la voiture en un clin d'oeil. Et cette impression de temps accéléré. C'est une idée du livre. L'argent, c'est du temps ; l'argent détermine, même, notre perception du temps. Un autre cinéaste aurait peut-être voulu sortir certaines scènes de la limousine. Cronenberg, lui, fait le contraire. Il transpose à l'intérieur de la limousine une des scènes qui se situaient justement à l'extérieur.

La limousine est-elle à l'origine du roman ?

Don DeLillo : Il y a onze ans, quand j'ai écrit le livre, il y avait à New York beaucoup plus de limousines blanches qu'aujourd'hui. J'ai décidé de vraiment regarder cet objet, d'y penser. Qui est à l'intérieur ? Pourquoi ces véhicules ? Qu'est-ce que cela signifie ? Le roman décrit un vaste empire global de banques, de multinationales, des marchés émergents, d'énormes défaillances de marchés... Et tout cela comprimé dans une seule limousine, dans les rues de New York. C'est cela qui m'a intéressé, qui m'a donné envie de commencer le roman : l'idée de cet homme à l'intérieur de la limousine, Eric Packer, qui, depuis cet espace clos, avait accès à toute l'information en provenance du monde entier.

Une bonne partie de ce que décrit le roman est en train de se produire aujourd'hui...

David Cronenberg : La dimension prophétique du livre est glaçante. DeLillo l'a écrit en 2001. Le mouvement Occupy Wall Street a commencé pendant le tournage.

Don DeLillo : Les manifestations de Time Square ont finalement pris corps ! Les autres aspects du livre étaient déjà présents dans la culture à l'époque. Mais ils ne faisaient pas alors l'objet d'une grande attention. Il y avait un grand danger d'effondrement du marché, puis il s'est dissipé par la suite. Comme cela arrive souvent. Et quand les événements reparaissent, on ne se souvient pas forcément qu'ils ont déjà eu lieu, il y a sept, huit ou neuf ans. C'est très bizarre.

Vous sentez-vous proche de l'univers de Cronenberg ?

Don DeLillo : Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de croisements entre nos oeuvres. J'ai été surpris, du coup, d'apprendre qu'il voulait adapter un de mes romans. Il y a peut-être des exceptions, mais je ne perçois pas vraiment de sensibilité commune, de point de vue partagé, entre ses films et mes romans.

Il y a tout de même, dans "Cosmopolis", le motif de la propagation (de l'information, de la crise financière, de l'angoisse et de la violence qui en découlent...) que l'on peut rapprocher de celui du virus, souvent associé aux obsessions de Cronenberg...

Don DeLillo : C'est vrai qu'il y a de cela. Non seulement les informations sont diffusées simultanément à tous les points du globe mais, dans le livre, Eric Packer voit des choses sur son écran avant qu'elles n'aient lieu. A la toute fin du roman, il regarde sa montre et se voit déjà mort. Ce n'était pas utilisable dans le film. Mais cela renvoyait, pour moi, à l'idée d'accélération du temps.

David Cronenberg : Vivre dans un cocon, c'est vouloir se protéger des maladies. Eric Packer est obsédé par les maladies. Cette peur panique figure dans le livre. Elle se retrouve dans le film. Pendant qu'il est dans son cocon, la crise du yuan se propage. Dans le livre, c'est le yen, mais la puissance du Japon a décliné depuis, alors que celle de la Chine a explosé. Le yuan n'est pas encore convertible, mais on lit qu'en 2015 il le sera peut-être pleinement. Cela veut-il dire qu'il va supplanter le dollar et devenir la monnaie la plus forte du monde ? Les Etats-Unis déclinent, la Chine monte en puissance, personne ne sait où cela va nous entraîner. Cela engendre une grande peur, toutes sortes de degrés d'anxiété, qui se reflètent dans l'économie.

Les projections que font Eric Packer et son collaborateur à partir d'une hypothèse selon laquelle les rats pourraient devenir la nouvelle monnaie d'échange témoignent de la folie de leur système...

David Cronenberg : Oui. Car elles sont absurdes, mais pas plus que la situation dans laquelle nous vivons. Après tout, c'est nous qui avons créé l'argent, les marchés financiers. Et nous ne pouvons pas les contrôler. Comment ce que nous avons créé pour notre bien-être peut-il produire tant de dégâts ? C'est comme un monstre, une sorte de Frankenstein qu'on ne peut plus contrôler.

source lemonde.fr

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 20:36


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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 21:52



il y a vraiment des super articles en ce moment, super intéressant je trouve....
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Patty
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 22:17

Tout à fait d'accord Ely !!! et Cronenberg a l'art de bien expliquer ce qui nous permet de beaucoup mieux comprendre par rapport au livre

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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Mer 16 Mai - 22:24

Oui je trouve qu'ils se donnent pas mal pour le film, ils ont vraiment envie de le faire connaître, ça ce sent et ça donne envie de le voir et pour rob tu vois vraiment que ça lui tiens à coeur...au tout cas c'est mon ressentis...
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MessageSujet: Re: [Cosmopolis] Revue de presse    Aujourd'hui à 19:05

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