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 [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015

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Patty
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MessageSujet: [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015   Sam 12 Sep - 16:35

Interview de Robert dans The Scotsman


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traduction à venir ...

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Alice
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MessageSujet: Re: [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015   Sam 12 Sep - 18:11


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" La frénésie que je suscite aujourd'hui ne me fera jamais oublier les horreurs que j'ai pu lire a mon sujet " Robert Pattinson"
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sabrinalor
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MessageSujet: Re: [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015   Dim 13 Sep - 9:48


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Sabine
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MessageSujet: Re: [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015   Dim 13 Sep - 17:36

Patty !

Les Scans en HQ + la trad :



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Il sait ce que c'est d'être célèbre et harcelé par les paparazzis, mais dans son nouveau film Robert Pattinson est l'homme derrière l'appareil.

Pouvez-vous imaginer dire à un photographe, 'voulez-vous passer une semaine à traîner avec moi ?' Je ne sais pas si je peux rendre justice à l'expression de Rob Pattinson en entendant cette question mais je vais essayer. Ça a commencé par le choc (ses sourcils ont disparu sous la visière de sa casquette), rapidement suivi par la confusion (il s'est frotté son épaisse barbe alors que les sourcils réapparaissaient), suivi par un hochement de tête et un sourire ironique. "Je me souviens d'une des premières interviews que j'ai faite," dit-il. "J'étais complètement fou. Nous sommes allés dans un bar et y sommes restés un moment." Il secoue la tête. "Je ne l'ai fait qu'une fois, c'était juste avant la sortie du premier film Twilight. La pensée de le faire maintenant."Il secoue la tête. "Il y a quelque chose quand vous débutez, les gens sont plus sympathiques avec vous, personne ne veut vraiment vous mettre en pièce la première fois que vous faites quelque chose. Ça vient ensuite." Il lève sa tasse de café. "Ou emmener quelqu'un chez vous,"dit-il en secouant la tête. "C'est dingue. Le monde a beaucoup changé."

Vous pouvez le dire. J'ai posé la question à Pattinson, qui fut Edward Cullen, le vampire le plus convoité depuis, eh bien presque toujours, maintenant un acteur avec une flopée de films plus intéressants à son actif (Cosmopolis, The Rover, Maps to the stars) car dans son nouveau film, Life, Pattinson joue Dennis Stock, un photographe de l'agence Magnum qui est missionné par le magazine Life pour photographier James Dean quelques mois avant qu'il ne devienne une star du cinéma - et ensuite une icône qui incarnait l'aphorisme vivre vite et mourir jeune.

Stock avait 26 ans quand il a rencontré Dean, 23 ans. Ils étaient opposés - l'un était un jeune homme qui se sentait déjà vieux et l'autre, seulement plus jeune de quelques années, qui semblait presque enfantin, un esprit libre. Stock est boutonné et broyé, il a déjà un mariage raté derrière lui et un jeune fils avec qui il a peu de contact. Il n'apprécie pas beaucoup de prendre des stars de cinéma en photos (les jours étaient différents) et aspire à être pris au sérieux en tant qu'artiste. Quand il rencontre Dean, chaotique, talentueux et imprévisible, Stock reconnait instantanément qu'il est plus qu'un simple acteur en herbe. Finalement, Dean invite le photographe a passé une semaine avec lui et ils se rendent dans l'Indiana, dans la ferme où Dean a grandi. Stock s'assoit à la table du dîner de famille, prend des photos de Dean jouant du bongo au milieu d'un troupeau de vaches et lisant des histoires à son jeune cousin. C'est le genre d'accessibilité qui est désormais inimaginable. Et pattinson devrait le savoir.

L'acteur est dans une position bizarre. Il a été une star mondiale, une idole. C'est que qui arrive quand vous êtes le visage vedette d'une franchise à succès de 5 films. Mais depuis qu'il a échappé au carcan de l'immortalité, il a assidûment crée une carrière différente. Et ça marche aussi. Plus tôt ce mois-ci, il était un des lauréats (aux côtés d'Elizabeth Olsen) d'un prix jeune talent au festival du film américain de Deauville pour son travail dans Life. C'est pas mal pour quelqu'un dont la carrière a commencé avec un rôle dans un gros film de studio. C'est pas mal non plus pour quelqu'un qui avait l'air, comme je m'en souviens lors de la dernière fois que je l'ai interviewé, d'être sorti accidentellement du skate-parc local et qui finit par se retrouver au centre d'une saga cinématographique de plusieurs millions de dollar. En fait, il a toujours un peu un look de skateur (casquette, veste de Baseball noire et blanche sur un T-shirt blanc et avec un jean noir et des bottes) mais c'est moins conscient qu'à l'époque. Dans un hôtel de L.A ou commander une banane pour aller avec vos pancakes coûte 8 dollars, Pattinson avait des trous dans son t-shirt. Il doit donc être assez fier de lui pour avoir réussi à passer de quelque chose qui n'a jamais eu l'air très confortable pour lui, à quelque chose qui l'est ?

"Je ne sais pas si j'ai réussi cela encore," dit-il en mangeant un biscuit et buvant du café. "Je suppose que c'est de la chance. J'avais une idée assez précise de ce que je voulais faire. Alors qu'aujourd'hui, je n'aime pas grand chose. Les choses que je fais sont essentiellement les seules choses que j'aime. Donc il n'y a pas vraiment de choix de carrière. Je n'ai pas encore fait quelque chose où je me dis 'je veux faire le film n°1". Je ne sais pas si c'est de la peur ou autre, mais ça ne m'est jamais venu à l'esprit, de me dire que je voulais vraiment faire un film énorme, commercial. Je serai ravi si je pouvais faire ce genre de choses pour toujours. Vous savez que vous ne le regretterez pas."

Quand Stock retourne dans l'Indiana avec Dean pour le photographier dans sa ferme familiale, l'idée était de capturer un jeune acteur avant qu'il ne devienne une star du cinéma. A l'Est d'Eden allait sortir, La fureur de vivre était déjà fait et Dean allait être choisi pour Géant, son dernier rôle. Juste quelques mois plus tard, quand Dean avait 24 ans, il a eu un accident avec sa Porsche et est décédé. Et alors les photographies de Stock sont devenues quelque chose d'autre, une sorte de dernière vision de l'intimité de Dean - il n'est jamais retourné dans sa maison familiale. Elles signalent également un nouveau genre de star de cinéma, marchant à grand pas dans Times Square sous une pluie battante, son col relevé, ses cheveux emblématiques, ébouriffés et débraillés. "Dennis a vraiment ressenti qu'il était connu pour ces photos pour le reste de sa vie," Dit Pattinson. "C'était comme si rien ne pouvait lui faire plaisir. Quelle vie affreuse quand rien ne vous rend heureux."

Le contraste entre la dernière fois où j'ai rencontré Pattinson ne pouvait pas être plus frappant. Avant, il était séquestré dans une suite du Four Season à Los Angeles. Il y avait des gardes du corps aux ascenseurs, des femmes portant des casques arpentant sans bruit les longs couloirs en moquette. C'est comme s'ils allaient tous à un bal et qu'au centre Pattinson était assis comme un lapin pris dans les phares. Il était poli, mais nerveux. Il semblait totalement déconcerté et perplexe par tout ce qui se passait autour de lui. Par un matin ensoleillé dans l'Est de Londres, l'atmosphère ne pouvait pas être plus différente. Quand je suis arrivé au club privé où nous allons nous rencontrer, je fais la reconnaissance des lieux habituelle. Ce que je n'avais pas prévu c'est de voir Pattinson assis au coin du bar avec sa petite-amie (la chanteuse, FKA Twigs), finissant son petit-déjeuner et ressemblant aux jeunes branchés dans un club branché. Il n'y a pas d'entourage. Personne ne fait attention à eux. La Pop star et la star de cinéma assis dans un coin.

Ça peut avoir l'air absurde, ou peut-être condescendant, mais je suis heureux pour lui. Je me souviens du sentiment que j'ai eu quand j'ai quitté l'hôtel de L.A après avoir parlé à Pattinson. C'était comme si je pouvais à nouveau respirer. Et je n'y étais que durant à peine une heure. Pattinson vivait comme cela. Comme une partie d'un des couples le plus scruté au monde - il sortait avec Kristen Stewart, sa partenaire dans les films Twilight, alors la plus grande franchise de film au monde - la vie de Pattinson lui appartenait à peine. Partout où il allait il était photographié. Même les plateaux de cinéma où il travaillait étaient assiégés par les fans. Il avait quitté sa maison pour échapper aux photographes et aux fans et vivait dans des chambres d'hôtels avec les rideaux tirés. Je sais que les difficultés d'être une star du cinéma ne sont pas les mêmes que de travailler dans un centre d'appel 12h/jour, mais ça ressemble à une existence assez désagréable.

"Je suis beaucoup plus stable," dit-il. "Je suis revenu à Londres. Tout ce qui me rendait nerveux à L.A - et j'allais déménager à New York pour un moment - n'existe simplement pas à Londres."

Quelles sont ces choses ? "Surtout beaucoup de paparazzis. Mais c'est surtout la peur que votre liberté soit limitée. Juste l'idée qu'il y ait toujours quelqu'un attendant devant votre maison, même si vous n'y êtes pas, c'est la première pensée que vous avez le matin. Je l'ai encore un peu ici mais je n'essaye même pas vraiment de me cacher. Je ne sais pas, peut-être que c'est parce que j'ai une barbe." rigole-t-il. "Cette pensée disparaît peu à peu. C'est tellement étrange après des années et des années, vous revenez à Londres et ça semble OK. Je touche toujours du bois."

Dans un sens, vous pouvez penser que jouer Dean serait le bon rôle pour un homme avec l'expérience de Pattinson, mais ce n'était pas pour lui. C'était la relation entre Stock et son fils qui a fasciné Pattinson. C'est un homme dans une impasse. C'est ce qu'a aimé Pattinson chez lui.

"J'aimais ce Dennis - Je ne sais pas comment ça passe à travers le film - mais il se dérobe souvent de ses responsabilités en disant 'j'essaie d'être un artiste' comme excuse," dit-il. "Et ensuite, quand il est avec Jimmy et qu'il ne peut pas être aussi libre qu'il le voudrait il se sert à nouveau de son fils comme une excuse. C'est affreux."

C'était cette maladresse, l'absence de lien entre père et fils qui a intrigué Pattinson. C'était cela qu'il voulait jouer à l'écran. Le malaise lorsqu'ils passent du temps ensemble est palpable et horriblement triste et peut-être que c'est cela qui donne l'impression que Stock aimerait être meilleur. Ce n'est pas ce que Pattinson a trouvé dans le scénario, ni ce qu'il a appris en parlant au fils de Stock.

"Ce que j'ai aimé dans l'histoire au départ, était la question : Et si vous avez un enfant et que vous ne l'aimez pas ? Ça arrive. Ce n'est pas qu'il s'en fichait, ça le détruit, mais il est incapable de ressentir l'empathie nécessaire pour aimer son enfant. Il ne peut pas. Il est juste trop obsédé par lui-même."

Pattinson a passé du temps avec le fils de Stock , Rodney et ça donne clairement une profonde impression de lui. "Je pense qu'il a vu son père 10 fois tout au long de sa vie," dit-il. "Il a été placé dans plusieurs familles d'accueil. C'était horrible, vraiment horrible. Quand vous regardez les interviews de Stock, il trouvait du réconfort dans son art et ça m'a fait penser qu'il devait y avoir un moment de trouver de la sympathie pour quelqu'un comme cela, quelqu'un dont c'est le sort."

Est-ce qu'il a réussi à le saisir - pouvait-il sentir cela dans son propre travail ?

"Je ne pense pas," dit-il. "Non. Je ne sais pas, peut-être que j'aurais un enfant et que je serais comme cela, où est la famille d'accueil ? Qui appelez-vous ?" rigole-t-il.

Life, tout comme Maps to the stars, le regard cinglant de David Cronenberg sur Hollywood, dans lequel Pattinson jouait un chauffeur de limousine, Jerome Fontana, est sur l'industrie dont fait partie Pattinson, mais pas du point de vue de l'acteur, c'est à la fois un point de vue interne et externe. "Au niveau de l'industrie, je ne sais pas," dit-il, "C'est étrange car Anton [Corbijn, le réalisateur du film] le voit vraiment comme un film sur un photographe et la photographie. Je n'ai jamais vraiment été intéressé par la photographie, mais pour moi tout était sur le fils. C'est très rare de voir un parent qui n'aime pas ses enfants. Je trouvais cela fascinant."

Et inconfortable.

"Je sais, mais cela arrive. J'ai parlé à un de mes amis qui a des enfants et il y a ce truc, surtout avec les hommes, qui se disent, c'est juste un bébé, un bébé qui pleure." Il secoue la tête. "Ils ont besoin de développer une relation et parfois ça ne se produit pas. Et vous ne pouvez en parler à personne - Dennis ne peut en parler à personne - Je veux dire, que diriez-vous, 'J'ai un enfant et je ne l'aime pas'. Tout le monde serait horrifié. Ils vous verraient comme un monstre. Mais ce n'est pas nécessairement cela, peut-être que simplement vous ne savez pas quoi faire."

Pattinson est attiré par les solitaires, les outsiders, les gens qui ne rentrent pas dans les normes. Ce sont les choses difficiles qui l'attirent. A-t-il réfléchi à ce que ce serait d'avoir des enfants ?

"Je pense qu'avec le métier d'acteur il y a peu de job où vous pouvez passer votre temps à répondre à cette question, comment se montrer compréhensif ?" dit-il, esquivant la question. "Même en en parlant à Rodney, essayant de l'aborder sous cet angle, dès que je l'ai dit, il essayait de comprendre des choses sur sa relation avec son père. Nous parlions d'un rôle fictif et nous essayions de trouver la vérité, mais d'une manière étrange c'était comme un exercice de thérapie."

Pattinson n'a pas vraiment changé depuis la dernière fois où on a parlé. Il semble simplement plus à l'aise dans sa peau. Et il reste toujours poli. Il a toujours l'air d'être un gentil garçon du sud-ouest de Londres, qui a fini par faire des films. Ça me fait penser à Dean dans le film, un autre poisson hors de l'eau. Il est clair dès le début qu'il ne va pas jouer le jeu. Il est déçu par l'industrie du cinéma avant même que sa carrière ne commence. Il reste dans son appartement à New York à jouer du bongo en regardant son smoking suspendu à un clou sur le mur et vous savez qu'il ne va pas aller à la première d'A l'est d'Eden. "Il n'y est pas allé," dit pattinson. "C'était assez étonnant qu'il n'y aille pas. Sa première avant-première. Les boules." plaisante-t-il. "C'est tellement impressionnant. C'est le truc le plus rebelle que vous pouvez faire, c'est vraiment joindre le geste à la parole car tout le monde se plaint de devoir faire des interviews et autre, mais quand vous le pensez vraiment et que vous rejetez toutes vos chances ? Ouah."

Je ne peux pas l'imaginer faire quelque chose comme cela. Il est trop serviable, a de trop bonnes manières. "Il y a toujours des gens qui parfois sont autorisés à faire des choses comme cela, mais j'ai toujours eu l'impression que si je le faisais se serait mal, très mal." rigole-t-il.

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MessageSujet: Re: [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015   Lun 14 Sep - 7:09


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MessageSujet: Re: [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015   Lun 14 Sep - 22:27


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MessageSujet: Re: [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015   Mar 15 Sep - 21:34

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MessageSujet: Re: [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015   Mar 15 Sep - 23:41

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MessageSujet: Re: [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015   Dim 27 Sep - 9:40


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MessageSujet: Re: [Presse/Web] Interview avec The Scotsman - Septembre 2015   Aujourd'hui à 21:01

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